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[Marché de l’art] 5 artistes à collectionner

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Reconfinement en France oblige, la foire Akaa s’est résignée à annuler son édition 2020. En attendant le prochain opus en 2021, petite sélection subjective des artistes à connaître et à collectionner. 

#1 Armando Marino

Armando Marino, Head Full, 2018, Huile sur toile, 61 x 50 cm

“Colour is the most important part of a painting”. La palette franche et saturée d’Armando Marino rappelle à bien des égards celle des fauvistes. Chinant des images sur internet, l’artiste cubain joue de recadrages et de distorsions pour créer un univers mâtiné de symbolisme que l’on pourrait sans doute rapprocher du réalisme magique des grands écrivains sud-américains.

#2 Shakil Solanki

Shakil Solanki, A face somehow ravaged by stillness, 2020, oeuvre sur papier et techniques mixtes, 85 x 172,5 cm.

L’œuvre de Shakil Solanki déroute tant elle mêle et entremêle des références que l’on n’attend pas forcément d’un artiste sud-africain. S’inspirant de l’art de la miniature orientale, Solanki imagine des compositions bourgeonnantes dans lesquelles il introduit presque subrepticement les étreintes passionnées de corps masculins. Seuls des espaces blancs ponctuent et perturbent ce récit de l’intime et du désir homosexuel comme pour signifier en filigrane, les difficultés et la marginalisation vécues par la communauté queer en Afrique du Sud.

#3 Barbara Wildenboer

Barbara Wildenboer, série Library of the infinitesimally small and unimaginably large, Yatzer.

Débutée en 2011, la série Library of the Infinitesimally Small and Unimaginably Large de Barbara Wildenboer interroge les potentiels plastiques du livre et la puissance poétique des mots. En altérant atlas, classiques de la littérature mondiale ou traités scientifiques, l’artiste sud-africaine crée des sculptures de papier tentaculaires qui débordent de leur support à l’image de La bibliothèque de Babel de Jorge Luis Borges, infinie, abyssale.

#4 Gosette Lubondo

Gosette Lubondo, Imaginary Trip II #2, 2018, Photo. Courtesy Angalia

À travers sa série Imaginary Trip II qui l’a révélée au grand public, Gosette Lubondo réactive la mémoire coloniale de son pays, la République Démocratique du Congo (RDC). Jouant sur des effets de transparence, ces images mettent en scène les témoignages d’anciens étudiants d’une école chrétienne ouverte sous la colonisation belge. Une manière de métaphoriser ce passé peuplé de fantômes et de non-dits. C’est aussi pour cette photographe autodidacte une façon de rappeler le rôle émancipateur de la connaissance. Lubondo a récemment reçu le prix CAP PRIZE 2020.

#5 Imraan Christian

Imraan Christian, Oneness, 2020, 119 x 84 cm, Edition 5+2AP ©Imraan Christian, courtesy ARTCO Gallery.

Le Sud-Africain navigue sans complexe entre photographie documentaire, photo plasticienne et photo de mode. Imraan Christian s’est fait connaître en 2015 en couvrant le mouvement de protestation #FeesMustFall à Johannesburg. Depuis, il travaille régulièrement pour de grandes marques internationales dont il maîtrise les codes et les modes de représentation. Entre fashion et activisme, le photographe assume le grand écart. Cela ne fonctionne pas toujours mais sa série Crowns est d’une sobriété qui la rend quasi picturale.

La rédaction

 

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