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A Venise, une présence africaine contrastée

« May you live in interesting times », enjoint l’exposition internationale de la 58e Biennale de Venise. Outre la proposition de Ralph Rugoff qui réunit quelques très grands artistes de renommée internationale comme Njideka Akunyili Crosby, Zanele Muholi, Julie Mehretu ou encore Michael Armitage, les présences africaines reflètent les différents niveaux de soft power artistique du continent. Du Ghana, qui présente des artistes de la diaspora dans une scénographie signée d’un des architectes les plus connus de la planète, à Madagascar qui emmène un solo show « outrenoir » soutenu par la très respectée Revue Noire, il y a des présences certes courageuses mais un peu bancales comme la Côte d’Ivoire ou le Zimbabwe, des pavillons « clandestins » comme l’Algérie ou encore les kitscheries égyptiennes, indignes d’une nation qui a son pavillon dans les prestigieux Giardini depuis 1952. Ceux qui regrettent l’absence de pavillon marocain se consolent avec la très poétique exposition de Mouna Mekouar à la Punta Della Dogana.

Pavillon de Madagascar : la « danse des sept voiles » de Joël Andrianomearisoa

Le curateur Simon Njami évoque l’installation I’ve forgotten the night conçue par Joël Andrianomearisoa pour le premier pavillon de Madagascar à la Biennale de Venise. Une « danse des sept voiles » sans effeuillement final qui met en scène l’intimité de l’artiste sans rien en révéler, invitant plutôt le visiteur à expérimenter le parcours initiatique que représente cet obscur labyrinthe de papier.

Collection Pinault : affinités électives, porosités poétiques

En marge de la Biennale de Venise, l’exposition de la Pointe de la Douane, construite à partir de la collection Pinault, est toujours très attendue. Après le très grandiloquent solo show de Damien Hirst en 2017, place cette année à la finesse et la poésie. C’est la curatrice Mouna Mekouar qui fait l’exercice, dans une formule tout en porosités : entre des artistes et la figure tutélaire de la Libanaise Etel Adnan, entre art et poésie, entre cette presqu’île et les variations cosmiques de la mer, du vent et du soleil.

La biennale de Rabat dévoile sa sélection

« Créer la première plateforme dédiée à l’invitation exclusive des artistes femmes ». Pour la première édition de la biennale de Rabat, le curateur Abdelkader Damani réunira, du 24 septembre au 15 décembre, une soixantaine

Dans la médina, une expo sonde le coeur des hommes

Dans le cadre de «Prête-moi ton rêve», une carte blanche est attribuée à la critique d’art Syham Weigant, qui convie Hicham Berrada, Mohamed El baz, Yassine Balbzioui et M’barek Bouhchichi à nous parler d’amour. L’exposition «Vertiges de l’amour» met à nu le cœur des hommes…

Goodman Gallery s’installe à Londres

enseigne sud-africaine ouvrira un nouvel espace à Londres à l’automne prochain. « Il est temps qu’une galerie africaine joue un rôle de premier plan dans l’écriture de l’art international, explique Liza Essers qui a pris les rênes de la Goodman gallery en 2008.

Qui est Arthur Jafa, Lion d’Or à Venise?

Le vidéaste, né en 1960 à Tupelo (Mississippi), repart avec le Lion d’or du meilleur artiste de la sélection internationale. Figure de la sub-culture américaine, Jafa interroge depuis 30 ans les notions de race et d’identité en décortiquant le concept de « blackness ». Qu’est-ce que cela implique d’être noir aux Etats-Unis?

ARCOlisboa se met à l’heure africaine

Pour sa quatrième édition, la bouture lisboète d’ARCO Madrid réunissait 71 galeries de 17 pays, majoritairement portugaises et espagnoles. Cette année, la foire s’est ouverte aux galeries du continent africain avec un focus curaté par Paula Nascimento…

Musée d’Orsay : sortir de l’histoire racisée

L’actuelle exposition «Le modèle noir» au Musée d’Orsay à Paris entre en résonance avec le travail de certains artistes africains contemporains. En particulier Omar Victor Diop et Samuel Fosso, dont les autoportraits empreints de dérision reproduisent les archétypes occidentaux pour interpeller sur la place du corps noir dans l’histoire de l’art et l’imagerie populaire…

Najia Mehadji par elle-même

L’artiste enchaîne les expositions et les rétrospectives, comme celles de la Villa des Arts à Casablanca et Rabat. S’il ne fallait retenir que quelques œuvres? Najia Mehadji se prête au jeu et commente les quatre toiles les plus emblématiques pour elle…

Christo, l’artiste de l’impossible

À plus de 80 ans, on peut encore vivre des premières fois. Alors qu’il n’avait jamais exposé au Maroc ni dans un lieu dédié à la mode, l’artiste d’origine bulgare, qui a empaqueté le Pont-Neuf et le Reichstag dans les années 80, présente une série d’œuvres inédites au Musée Yves Saint Laurent de Marrakech…

D’où viennent les images ?

Avec l’exposition «Engramme», Abdelkader Benchamma explore les strates dont sont faites les images. Entre sédimentations géologiques et cartographies cérébrales, le dessinateur interroge aussi la notion de croyance…

Qatar: un musée pour s’ancrer dans l’histoire

La «rose des sables» de Jean Nouvel inscrit Doha sur la carte des grands musées du monde. Architecture audacieuse et muséographie du futur content l’histoire du jeune émirat, depuis la préhistoire jusqu’à son entrée dans la modernité.

La photographie sensible de Seif Kousmate distinguée à Tanger

Le photographe marocain Seif Kousmate remporte le prix des premières rencontres professionnelles « Face à la mer » qui se sont tenues du 1er au 5 mai à Tanger. Ce nouveau rendez-vous ambitionnait de mettre en réseau les photographes de la région et de débattre avec experts locaux et internationaux autour de la pratique photographique.