
A Venise, une présence africaine contrastée
« May you live in interesting times », enjoint l’exposition internationale de la 58e Biennale de Venise. Outre la proposition de Ralph Rugoff qui réunit quelques très grands artistes de renommée internationale comme Njideka Akunyili Crosby, Zanele Muholi, Julie Mehretu ou encore Michael Armitage, les présences africaines reflètent les différents niveaux de soft power artistique du continent. Du Ghana, qui présente des artistes de la diaspora dans une scénographie signée d’un des architectes les plus connus de la planète, à Madagascar qui emmène un solo show « outrenoir » soutenu par la très respectée Revue Noire, il y a des présences certes courageuses mais un peu bancales comme la Côte d’Ivoire ou le Zimbabwe, des pavillons « clandestins » comme l’Algérie ou encore les kitscheries égyptiennes, indignes d’une nation qui a son pavillon dans les prestigieux Giardini depuis 1952. Ceux qui regrettent l’absence de pavillon marocain se consolent avec la très poétique exposition de Mouna Mekouar à la Punta Della Dogana.


















